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Il s'appelait Denko SISSOKO

  • Denko Sissoko : un an après…

    Communiqué de presse du dimanche 7 janvier 2018

    Le 6 janvier 2017, à Châlons-en-Champagne, un jeune Malien décédait des suites d’une chute du 8ème étage du Foyer d’hébergement où vivent les jeunes étrangers en attente de leur résultat d’évaluation par les services de l’Aide Sociale à l’Enfance de la Marne.

    Si les circonstances exactes de sa mort ne sont toujours pas éclaircies, il est en revanche très vraisemblable que Denko, après un voyage périlleux et des mois d’attente, avait été averti qu’il ne serait pas pris en charge comme mineur.

    Ce drame, relayé par la presse nationale, a contribué à mettre en lumière les conditions d’accueil des mineurs isolés étrangers dans la Marne et plus généralement en France. Victimes de la politique du non-accueil autant que de la baisse des budgets départementaux, ces jeunes ne sont pas considérés comme des enfants à protéger, mais comme des étrangers constituant des flux à contenir.

    Des évolutions sont notables ici dans l’accompagnement de ces jeunes, mais un long chemin reste à parcourir pour qu’ils puissent accéder à certains droits fondamentaux et à la place qui devrait leur revenir dans notre société qui est aussi celle qu’ils ont choisie pour grandir en paix.

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  • Classée sans suite, communiqué de presse de RESF Châlons du 27 juin 2017

    Photo Denko.jpgAprès des mois de combats et d'attente, nous avons appris que la plainte des parents de Denko Sissoko, le jeune Malien qui a été retrouvé mort le 6 janvier dernier après une chute du 8ème étage de son foyer d'accueil, avait été classée sans suite par le procureur de Châlons-en-Champagne. 

    Nous pensons en premier lieu aux parents de ce jeune qui de loin, attendent les conclusions de l'enquête qui ne permettront pas d'apaiser leur douleur.

    Pour notre part, en tant qu'associatifs et militants de la défense des droits, nous nous interrogeons sur les  motivations qui ont conduit à une telle décision. Nous nous étonnons vivement que Monsieur VIRBEL, le procureur de Châlons-en-Champagne, puisse considérer comme satisfaisantes les conditions d'accueil de ces jeunes, alors que nous les dénonçons depuis des années comme discriminatoires et insuffisantes. 

    Partout en France aujourd'hui, ces jeunes sont les victimes de décisions administratives et juridiques défavorables, ils vivent dans une inquiétude et une précarité extrêmes. Pour eux, nous n'abandonnerons pas ce combat. L’avocat de la famille envisage d’ailleurs de poursuivre la procédure, l’enquête débutant réellement aujourd’hui.

    Par ailleurs, dans le même temps, Ibtissam BOUCHAARA qui avait pris de courageuses positions en tant que déléguée syndicale sur les conditions d'accueil des jeunes MIE et sur les conditions de travail des éducateurs qui les accompagnent, est à nouveau inquiétée par son employeur qui  a fait appel de la décision de l'inspecteur du travail refusant son licenciement. Nous continuons à la soutenir et appelons à rejoindre la manifestation organisée le jeudi 29 juin prochain à 11h à Bezannes, 34 Gande Rue.

    Enfin, d’autres luttes rencontrent un soutien populaire à Chalons et à Epernay pour des personnes menacées de reconduite à la frontière, nous nous associons à ces combats.

     

    Contacts presse : Marie-Pierre BARRIERE 06 79 50 29 87 / Catherine TANGUY 07 76 79 45 10

  • Six organisations demandent l’ouverture d’une enquête sur la mort d’un mineur isolé

    20170111_145848.jpgLe 6 janvier dernier, Denko Sissoko, un jeune Malien de dix-sept ans s’est tué en sautant du huitième étage d’un centre d’hébergement dans lequel l’avaient placé les services de l’aide sociale à l’enfance du conseil départemental de la Marne.

    Comme tant d’autres mineurs isolés étrangers, Denko Sissoko avait dû affronter un long et éprouvant voyage avant d’arriver en France.

    Comme tant d’autres mineurs isolés étrangers, il n’avait bénéficié d’aucune prise en charge spécifique permettant de repérer les traumatismes liés à son parcours et son isolement.

    Comme tant d’autres mineurs isolés étrangers, il vivait dans l’angoisse de l’attente des conclusions de l’évaluation des services départementaux susceptibles de remettre en cause son âge et son isolement.

    Au lieu d’être pris en charge dans une structure adaptée à sa qualité de mineur en danger, Denko Sissoko a été placé dans un centre pour adultes en grande précarité, sans accompagnement éducatif, médical et psychologique digne de ce nom. Il y a été maintenu pendant trois mois dans une situation d’isolement et d’incertitude qui n’a pu qu’aggraver sa détresse. Son décès est, pour nous, la conséquence directe d’un défaut de suivi et d’un ensemble de négligences et d’imprudences dont il convient de rechercher les responsables.

    C’est pourquoi nos organisations viennent d’écrire au procureur de la République du tribunal de grande instance de Châlons-en-Champagne pour appuyer la plainte déposée par ses parents.

    Paris, le 10 mai 2017
     
     
    • DEI-France (Défense des enfants international)
    • Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigré.e.s)
    • La Voix De l’Enfant
    • LDH (Ligue des droits de l’Homme)
    • MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples)
    • RESF (Réseau éducation sans frontières)

    http://www.gisti.org/spip.php?article5676